De mon coeur l'été s'en est allé
Les portes des profondeurs meurtries
S'ouvrent en mouvements enragés
Ravivant blessures enfouies au firmament
Bourrasques d'antan soulèvent ma colère
Balayant rêves vaguement effleurés
Saccageant au vol mes désirs inavoués
Massacrant au passage ma vision trouble
L'hiver dans mon coeur s'est installé
Les flocons mon âme solitaire ont enneigés
Les stalactites mes douleurs ont percées
Ma froideur profonde au grand jour révélée
Cyclone de sentiments noyés à tout jamais
Torrent de tristesse ruisselant d'amertume
Entrailles en torture de cette souffrance infortune
Décrétant cette lutte désespérée inopportune
De ma plus belle révérence je vous rends ma plume


